Pubalgie : symptômes, causes et traitement

La pubalgie est une douleur fréquente dans la région pubienne, souvent rencontrée chez les sportifs, particulièrement les footballeurs. 

Bien qu’elle puisse concerner tout type d’activité physique, cette affection peut avoir diverses causes, allant de la tendinite des adducteurs à des lésions plus complexes liées à la symphyse pubienne. Elle nécessite une prise en charge adaptée pour réduire la douleur, rééquilibrer le corps et permettre un retour à l’activité sans risque de récidive. 

Découvrez les principaux types de pubalgie et les solutions pour y remédier efficacement.

Sommaire

  1. Les différents types de pubalgie
  2. La prise en charge et traitement

1. Les différents types de pubalgie

Tout le travail préalable du médecin va être d’affirmer que, face à cette douleur pubienne médiane remontant sur la paroi abdominale ou glissant vers la racine interne des cuisses, il s’agit bien de tendinites d’insertion ou de lésions mécaniques ostéo-symphysaires et non pas d’une affection osseuse comme une ostéite pubienne inflammatoire ou infectieuse, d’une pathologie de voisinage touchant la hanche mais aussi les organes de voisinage qui associent à une douleur parfois de même localisation des symptômes qui leur sont propres.

C’est tout l’intérêt d’un bon interrogatoire et d’un bon examen pour éliminer ces autres affections.

La pubalgie des adducteurs

Elle se caractérise par une douleur de la partie interne de la racine de la cuisse qui apparaît souvent brutalement après un mouvement d’écartement de la cuisse sur un adducteur en pleine contraction. La lésion consécutive du tendon concerné entraîne le déclenchement de la douleur dès sa sollicitation. Le diagnostic repose comme signalé plus haut sur l’interrogatoire et l’examen. Il est étayé d’une radiographie simple pour éliminer une lésion osseuse, d’une échographie qui est l’examen de choix pour visualiser les lésions des tendons et parfois d’une IRM lorsque des décisions thérapeutiques sanglantes sont envisagées.

On peut trouver différents types de lésions au niveau du moyen adducteur :

  • Tendinite d’insertion proximale au niveau de la branche ischio-pubienne;
  • Tendinite vraie avec lésion du corps du tendon;
  • Déchirure musculo-tendineuse distale à la jonction des fibres.

Le traitement est conditionné par la diminution du niveau d’activité sportive de même que l’interruption de tout exercice susceptible de déclencher les symptômes.C’est aussi le domaine du traitement classique des tendinites associant les traitements généraux comme Tenofort® pack avec gélules et gel, antalgiques et anti-inflammatoires notamment sous forme de complément alimentaire comme Ainat ®, la masso-kinésithérapie, la physiothérapie avec ultrasons et ondes de choc, au besoin les infiltrations.

La pubalgie pariéto-abdominale

La douleur est médiane sur le pubis au niveau de l’insertion des grands droits mais elle peut siéger au niveau de l’aine apparaissant progressivement avec les efforts pour devenir, petit à petit, permanente et invalidante ou brutalement au cours d’un mouvement violent avec sensation de déchirure se reproduisant ensuite après chaque sollicitation du tendon intéressé. Elle est aggravée par la toux, la poussée abdominale et les exercices de musculation abdominale. La douleur peut descendre à la face antérieure de la cuisse ou vers les organes génitaux externes et le périnée. La palpation de l’orifice profond du canal inguinal permet de retrouver cette douleur au-dessus l’arcade crurale.

Cette pathologie douloureuse inguinale est l’équivalent d’une déchirure musculaire qui peut survenir dans les deux sexes et à tout âge. Cette lésion populairement nommée « pointe de hernie » n’a d’équivalent avec elle que la douleur. Cette atteinte ne peut être détectée qu’avec une bonne connaissance anatomique de la région, un bon examen clinique. En effet, les examens complémentaires dont l’échographie et l’IRM ne permettent pas toujours d’apporter de diagnostic.

L’échauffement et les étirements avant les efforts permettent d’éviter cette « déchirure » qui, installée, est irréversible, devenant cependant asymptomatique avec l’arrêt de l’activité sport mais réapparaissant au moindre effort. La lésion anatomique ne pourra la plupart du temps être corrigée que par la chirurgie. En effet, la pratique de rééducation abdominale entretient cette déchirure en tirant sur l’orifice inguinal comme le fait d’ailleurs toute augmentation de pression intra-abdominale.

Ostéo-arthropathie pubienne, la forme articulaire de la pubalgie

C’est la forme « articulaire » de la pubalgie. Elle est liée aux contraintes en cisaillement de la symphyse pubienne à l’occasion d’appuis unipodaux alternés. La douleur est pubienne et/ou péri-pubienne, reproduite avec la compression directe osseuse et les manœuvres de cisaillement symphysaire quand on appuie sur les ailes iliaques. La radiographie simple ne montre que rarement des lésions osseuses avec calcifications, condensation voire géodes pouvant confirmer le diagnostic. Des clichés dynamiques peuvent révéler une instabilité de la symphyse.

L’IRM est l’examen de choix car elle permet de préciser les différentes lésions tissulaires. La scintigraphie osseuse, intéressante pour sa grande sensibilité mais sans spécificité est précocement hyperfixante. C’est autour de cette forme que l’on doit éliminer les lésions provoquées par les pathologies rhumatismales inflammatoires et infectieuses qui ne sont pas rares.

Cette atteinte relève du traitement médical avec antalgiques anti-inflammatoires, voire infiltrations déjà citées.

2. La prise en charge et traitement

Le traitement de la pubalgie suit un processus commun, bien que chaque forme puisse nécessiter des ajustements spécifiques. La prise en charge s’étale généralement de six semaines à six mois, selon la gravité de la lésion et la réactivité de chaque individu :

  • Réduction de la douleur et de l’inflammation : Cette phase inclut le repos relatif (avec arrêt du sport) et un traitement médical, tel que les infiltrations, pour réduire la douleur. Une rééducation douce peut débuter, visant à rééquilibrer le bassin et à corriger la lordose lombaire. 
  • Renforcement musculaire : Il s’agit de renforcer la sangle abdominale et les muscles du bas du dos par des exercices isométriques, sans solliciter les adducteurs. Les exercices de renforcement des adducteurs doivent se faire de manière excentrique. À ce stade, si la douleur persiste, des solutions chirurgicales peuvent être envisagées, surtout pour les formes pariéto-abdominales. 
  • Stabilisation du bassin : Lorsque la douleur diminue, des exercices de stabilisation sont introduits, intégrant la sangle abdominale et les membres inférieurs. 

Reprise du sport : La dernière phase consiste en la reprise complète du sport, uniquement après une période sans douleur, garantissant ainsi une rééducation réussie et une prévention des récidives.

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